Bruxelles, bientôt la fin de l’hiver. La ville bruisse déjà de murmures d’esthètes : la Collectible Fair ouvre ses portes. Pousser celles de cette foire, c’est plonger dans un monde parallèle, où le design cesse d’être un simple objet utilitaire pour devenir une œuvre de contemplation, parfois de provocation.
Dès l’entrée, une atmosphère saisissante vous enveloppe. La scénographie signée TABLEAU ne se contente pas de décorer : elle vous immerge. Des murs tapissés, une ambiance sonore subtile, une fragrance de rhubarbe flottant dans l’air… Tout ici est conçu pour brouiller les frontières entre réalité et imaginaire.
Puis les yeux se perdent dans une succession de couleurs, de matières, de formes inédites. Parmi toutes les découvertes, quelques pièces m’ont particulièrement marqué, comme des balises dans ce voyage.
Mes objets préférés
Impossible d’oublier la Beam Lamp d’Æther Mass. Plus qu’un luminaire, c’est une sculpture lumineuse : un faisceau presque tangible, jaillissant d’un socle en acier inoxydable poli miroir. Elle éclaire autant qu’elle reflète, brouillant la frontière entre objet fonctionnel et œuvre contemplative.
Autre coup de foudre : le Tactile Red Vase de Teresa Berger. Un vase organique, d’un rouge profond, qui donne envie de le caresser. Plus qu’un contenant, il est une invitation sensorielle : le design qui parle directement au corps.
Et puis, au détour d’un espace, surgit l’installation S TATI CA de Frederik Molenschot (Studio Molen). Inspirée du film Playtime de Jacques Tati, elle déploie des mini-architectures futuristes, entre sable et aluminium. L’impression est cinématographique : une ville en mouvement, où chaque structure semble vibrer de vie.
La section Outdoor, pensée par le paysagiste Bas Smets, fut également un moment suspendu. Au cinquième étage, baigné de lumière naturelle, le visiteur entre dans un jardin intérieur : végétation, atmosphère romantique, design d’extérieur réinterprété à l’intérieur. Une respiration poétique dans l’intensité de la foire.
Enfin, la capsule FORMÆ et son installation signée Pauline Leprince – PM01 – m’a frappé par sa sobriété graphique. Une pièce presque constructiviste, qui se lit comme un manifeste sur les matériaux contemporains, entre expérimentation technique et rigueur esthétique.
L’âme de la foire
Ce qui frappe à Collectible, c’est cette façon de mêler disciplines et sensibilités. Chaque objet devient une conversation : entre artisanat et technologie, entre design et art, entre passé et futur. Les galeristes parlent avec passion, les créateurs racontent leurs inspirations comme on confie un secret.
En sortant, difficile de revenir au quotidien sans garder cette impression : le design n’est pas un décor, mais un langage vivant, qui nous parle de nos désirs, de notre époque, et de nos rêves à venir.
La Collectible Fair 2024 n’était pas qu’une foire : c’était une immersion, un voyage sensible à travers les futurs possibles du design.
Bruxelles, bientôt la fin de l’hiver. La ville bruisse déjà de murmures d’esthètes : la Collectible Fair ouvre ses portes. Pousser celles de cette foire, c’est plonger dans un monde parallèle, où le design cesse d’être un simple objet utilitaire pour devenir une œuvre de contemplation, parfois de provocation.
Dès l’entrée, une atmosphère saisissante vous enveloppe. La scénographie signée TABLEAU ne se contente pas de décorer : elle vous immerge. Des murs tapissés, une ambiance sonore subtile, une fragrance de rhubarbe flottant dans l’air… Tout ici est conçu pour brouiller les frontières entre réalité et imaginaire.
Puis les yeux se perdent dans une succession de couleurs, de matières, de formes inédites. Parmi toutes les découvertes, quelques pièces m’ont particulièrement marqué, comme des balises dans ce voyage.
Mes objets préférés
Impossible d’oublier la Beam Lamp d’Æther Mass. Plus qu’un luminaire, c’est une sculpture lumineuse : un faisceau presque tangible, jaillissant d’un socle en acier inoxydable poli miroir. Elle éclaire autant qu’elle reflète, brouillant la frontière entre objet fonctionnel et œuvre contemplative.
Autre coup de foudre : le Tactile Red Vase de Teresa Berger. Un vase organique, d’un rouge profond, qui donne envie de le caresser. Plus qu’un contenant, il est une invitation sensorielle : le design qui parle directement au corps.
Et puis, au détour d’un espace, surgit l’installation S TATI CA de Frederik Molenschot (Studio Molen). Inspirée du film Playtime de Jacques Tati, elle déploie des mini-architectures futuristes, entre sable et aluminium. L’impression est cinématographique : une ville en mouvement, où chaque structure semble vibrer de vie.
La section Outdoor, pensée par le paysagiste Bas Smets, fut également un moment suspendu. Au cinquième étage, baigné de lumière naturelle, le visiteur entre dans un jardin intérieur : végétation, atmosphère romantique, design d’extérieur réinterprété à l’intérieur. Une respiration poétique dans l’intensité de la foire.
Enfin, la capsule FORMÆ et son installation signée Pauline Leprince – PM01 – m’a frappé par sa sobriété graphique. Une pièce presque constructiviste, qui se lit comme un manifeste sur les matériaux contemporains, entre expérimentation technique et rigueur esthétique.
L’âme de la foire
Ce qui frappe à Collectible, c’est cette façon de mêler disciplines et sensibilités. Chaque objet devient une conversation : entre artisanat et technologie, entre design et art, entre passé et futur. Les galeristes parlent avec passion, les créateurs racontent leurs inspirations comme on confie un secret.
En sortant, difficile de revenir au quotidien sans garder cette impression : le design n’est pas un décor, mais un langage vivant, qui nous parle de nos désirs, de notre époque, et de nos rêves à venir.
La Collectible Fair 2024 n’était pas qu’une foire : c’était une immersion, un voyage sensible à travers les futurs possibles du design.